Pourquoi les Français font-ils moins d’enfants aujourd’hui ? avec Maxime Sbaihi #264

Pourquoi les Français font moins d’enfants aujourd’hui ? La question s’impose de plus en plus dans le débat public, à mesure que les naissances reculent en France. Est-ce un choix de société ? Une évolution des modes de vie ? Ou le symptôme de difficultés plus profondes ?
Car derrière les chiffres, une idée persiste : les Français auraient simplement moins envie d’avoir des enfants. Mais est-ce vraiment le cas ?

Dans cet épisode du podcast Les Adultes de Demain, l’économiste et essayiste Maxime Sbaihi apporte un éclairage précieux. Son analyse vient bousculer certaines idées reçues et met en lumière un paradoxe central : le désir d’enfant est toujours là… mais il devient de plus en plus difficile à concrétiser.

Un épisode à écouter pour comprendre ce qui a profondément changé dans notre rapport à la parentalité — et plus largement dans notre société.

Les Français veulent-ils vraiment moins d’enfants ?

C’est sans doute l’idée la plus répandue : si les naissances baissent, c’est que les Français ne veulent plus d’enfants.

Mais la réalité est bien plus nuancée. Comme le rappelle Maxime Sbaihi dans l’épisode :

« Le désir d’enfant en France, il ne s’est pas effondré. »

Au contraire, il reste largement majoritaire. Environ 85 % des jeunes Français de moins de 35 ans ont déjà un enfant ou projettent d’en avoir.  Autre indicateur frappant : quand on interroge les Français sur leur nombre d'enfants idéal, ils déclarent en vouloir autour de 2 à 2,3.
Mais dans la réalité, le taux de fécondité est tombé à 1,5 enfant par femme.

« Il y a un écart entre la volonté telle qu’elle est renseignée dans les enquêtes et la réalité telle qu’on la mesure dans les maternités. »

Autrement dit : ce n’est pas le désir qui disparaît, mais sa réalisation qui devient plus difficile.

Cet écart montre que la baisse des naissances ne peut pas s’expliquer uniquement par un changement d’envie ou de mentalité. Car si les Français veulent toujours des enfants, pourquoi en font-ils moins ? Que s’est-il passé en quelques années pour créer un tel décalage entre aspiration et réalité ?

Pour comprendre cette bascule, il faut regarder du côté des conditions de vie des jeunes générations.

Pourquoi faire un enfant est devenu plus difficile aujourd’hui ?

Si les Français font moins d’enfants, ce n’est pas uniquement une question de choix ou de mode de vie. C’est aussi — et peut-être surtout — une question de conditions concrètes.

Comme l’explique Maxime Sbaihi, la baisse des naissances ne s’explique pas par une disparition du désir, mais par une transformation profonde de notre environnement :

« Je ne pense pas que c’est parce que le désir d’enfant, tout d’un coup, s’est évaporé en 15 ans. Il y a d’autres choses qui se sont passées. »

Ces « autres choses », ce sont des évolutions très concrètes du quotidien :
se loger, travailler, faire garder ses enfants, concilier vie professionnelle et vie familiale.

Mais surtout, les conditions dans lesquelles tout cela se fait ont profondément changé. Se loger, par exemple, a toujours été une nécessité.
Mais aujourd’hui, accéder à un logement suffisamment grand, stable et abordable est devenu beaucoup plus difficile, en particulier dans les grandes villes.

Même chose pour le travail ou la garde des enfants : ces réalités existaient déjà, mais elles pèsent désormais davantage sur les décisions des futurs parents.

Ce ne sont pas de nouveaux problèmes, ce sont des contraintes devenues plus fortes. Autant d’éléments qui rendent aujourd’hui le passage à la parentalité plus complexe qu’auparavant.

Car devenir parent n’est plus une évidence. C’est devenu une décision qui se réfléchit, se planifie — et parfois se reporte.

Les projets d’enfants existent toujours, mais ils se heurtent plus souvent à des obstacles. Pour comprendre ce décalage, il faut regarder concrètement ce qui freine aujourd’hui les futurs parents.

Parmi les raisons souvent avancées pour expliquer la baisse des naissances, la question écologique revient régulièrement. Certains jeunes adultes expriment aujourd’hui des doutes : est-il raisonnable de faire un enfant dans un monde marqué par le réchauffement climatique ? Mais pour Maxime Sbaihi, cette explication mérite d’être nuancée.

Car à l’échelle mondiale, la dynamique démographique est déjà en train de changer. Le nombre d’enfants sur Terre a atteint un pic — ce que les démographes appellent le peak child — et commence désormais à diminuer.

Autrement dit : la croissance démographique ralentit déjà fortement, sans qu’il soit nécessaire de la freiner volontairement. Et surtout, l’enjeu écologique ne se résume pas au nombre d’habitants.

« Ce n’est pas la taille de la population qui compte, ce sont les modes de vie ». 

Autrement dit, réduire la natalité ne suffira pas à répondre aux enjeux environnementaux si nos modes de consommation restent inchangés. Et il invite même à renverser la perspective :

« Un enfant, c’est une lueur avant d’être un pollueur. »

Une manière de rappeler que les enfants ne sont pas seulement une contrainte pour l’avenir, mais aussi ceux pour qui — et avec qui — il se construit.

Ces questionnements autour du lien entre écologie et parentalité sont d’ailleurs explorés plus en profondeur dans cet échange avec Charlotte Meyer, qui aborde avec finesse les dilemmes que peuvent ressentir certains futurs parents aujourd’hui.

Le logement : un frein majeur pour les jeunes parents

C’est l’un des facteurs les plus déterminants aujourd’hui : se loger est devenu beaucoup plus difficile pour les jeunes générations.

Dans les grandes villes notamment, les prix ont fortement augmenté, tandis que les surfaces accessibles ont diminué. Résultat : les espaces de vie ne sont plus adaptés à des projets familiaux. Comme l’explique Maxime Sbaihi :

« Dans les grandes villes, les surfaces habitables […] ont baissé de 25 mètres carrés pour un jeune actif payé au salaire médian. Donc, c’est deux chambres d’enfants en moins. »

Un chiffre très concret, qui dit beaucoup. Car derrière la question du logement, c’est en réalité toute la projection familiale qui est impactée.
Difficile d’envisager un deuxième — ou même un premier — enfant quand l’espace manque ou que la stabilité résidentielle n’est pas assurée.

À cela s’ajoute un autre changement majeur : les jeunes sont aujourd’hui beaucoup plus souvent locataires que leurs parents, ce qui rend les projets de long terme plus incertains.

Le logement devient ainsi un frein direct, tangible, à la concrétisation du désir d’enfant.

Modes de garde : un système sous tension

Autre obstacle majeur : faire garder son enfant reste, pour de nombreux parents, un véritable casse-tête.

Si la France est souvent perçue comme un pays plutôt avancé sur ces questions, la réalité est plus nuancée. De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui en situation de « mode de garde contraint ».

« Faute de mode de garde […] ils doivent se retirer du marché du travail. Et dans 90 % des cas, ce sont les femmes », rappelle Maxime Sbaihi.

Le manque de places, les coûts élevés ou encore des horaires peu compatibles avec la vie professionnelle compliquent fortement l’organisation familiale.

Et les tensions risquent de s’accentuer : une grande partie des assistantes maternelles partent actuellement à la retraite, ce qui réduit encore les solutions disponibles.

Avoir un enfant implique donc souvent des arbitrages lourds, notamment pour les femmes, qui restent les premières impactées. Dans ce contexte, la parentalité peut apparaître comme un frein à la carrière — et donc, indirectement, comme un frein au projet d’enfant lui-même.

Travail et niveau de vie : un équilibre devenu fragile

Enfin, le facteur économique joue un rôle central. Aujourd’hui, fonder une famille avec un seul revenu est devenu extrêmement difficile, voire impossible dans de nombreux cas.

« Aujourd’hui, il est quasiment impossible de fonder une famille sur un seul revenu », explique Maxime Sbaihi.

Ce changement est profond. Il modifie le rapport à la parentalité, qui implique désormais une double activité, une organisation plus complexe et une pression financière plus importante.

À cela s’ajoute une réalité souvent évoquée par les jeunes générations : le sentiment que le travail ne permet plus de se projeter sereinement dans l’avenir.

« Dans les années 70, vous pouviez doubler votre niveau de vie en travaillant 15 ans. […] Aujourd’hui, il faut 80 ans de travail pour doubler son niveau de vie. »

Un contraste saisissant. Dans ces conditions, avoir un enfant n’est plus seulement un projet de vie : c’est aussi un engagement économique qui peut sembler risqué.

C’est cette accumulation de contraintes — logement, garde, niveau de vie — qui explique en grande partie pourquoi les projets d’enfants sont aujourd’hui plus difficiles à réaliser.

Une société qui a changé : parentalité, fatigue et isolement

Au-delà des contraintes matérielles, c’est aussi le vécu de la parentalité qui a profondément évolué.

Aujourd’hui, avoir un enfant ne se résume plus à subvenir à ses besoins. C’est aussi répondre à des attentes éducatives, émotionnelles et sociales beaucoup plus élevées qu’auparavant.

Comme le souligne Maxime Sbaihi, notre rapport à la parentalité s’est transformé :

« On est peut-être d’ailleurs trop dans le rôle de parent. »

Une phrase qui peut surprendre, mais qui reflète une réalité de plus en plus partagée : celle d’une parentalité plus intense, plus investie… mais aussi plus exigeante.

Une parentalité plus exigeante et plus engageante

Les parents d’aujourd’hui veulent « bien faire ». Être présents, à l’écoute, soutenir le développement de leur enfant, faire les bons choix éducatifs… Vous pouvez écouter à ce propos Anne Peymirat qui explique ce syndrome du wonderparent.

Mais cette implication accrue a un revers : elle demande du temps, de l’énergie, et une disponibilité constante. Dans certains cas, cela conduit à une forme de pression, voire d’épuisement.

Avoir un enfant ne représente plus seulement une joie ou un projet de vie, mais aussi une responsabilité perçue comme beaucoup plus lourde qu’avant.

Des parents plus isolés qu’avant

Autre transformation majeure : l’isolement. Les solidarités familiales ont évolué. Les générations vivent souvent loin les unes des autres, notamment en raison des mobilités professionnelles.

« Les jeunes et les vieux n’habitent plus au même endroit », analyse Maxime Sbaihi.

Un constat simple, mais aux conséquences importantes. Moins de grands-parents à proximité, moins de relais au quotidien…
Les parents doivent plus souvent gérer seuls les contraintes liées à l’enfant.

Là où la parentalité était autrefois plus collective, elle devient aujourd’hui beaucoup plus individualisée. Boris Cyrulnik, dans l'épisode où il aborde le sujet des carences affectives chez l'enfant, conseille aux parents de se fabriquer, de s'inventer un village, car on ne peut pas vivre seul. Le proverbe africain, « il faut tout un village pour élever un enfant », est souvent mis en exergue.

Une charge mentale qui pèse davantage

À cette exigence de perfection à laquelle les parents se soumettent plus ou moins consciemment et à cet isolement s’ajoute une réalité bien connue de nombreux parents : la charge mentale.

Organisation du quotidien, gestion des imprévus, anticipation des besoins de l’enfant… autant de tâches invisibles qui s’accumulent.

Et, comme le rappelle Maxime Sbaihi, ces contraintes ne sont pas réparties de manière égale :

« Dans 90 % des cas, ce sont les femmes » qui se retirent du marché du travail faute de solutions adaptées.

Un déséquilibre qui renforce encore le poids de la parentalité dans les trajectoires de vie.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que certains projets d’enfants soient repoussés, réajustés… ou abandonnés.

D’ailleurs, ces questionnements autour du désir d’enfant, entre envie, doute et contraintes, sont au cœur de nombreux parcours personnels, comme la rappelle Mathilde Bouychou dans l'épisode plébiscité « comment savoir si on veut un enfant ? ».

Pourquoi les Français font moins d'enfants ? Notamment parce qu'ils rencontrent des soucis de mode de garde.

Les modes de garde d’enfants sous tension sont une des raisons pour lesquelles les Français font moins d’enfants aujourd’hui : faire un enfant demande réflexion car des choix difficiles s’imposent trop souvent (se loger, arrêter de travailler pour garder l’enfant car aucun mode de garde disponible, etc.) © Jep Gambardella

Moins d’enfants : quelles conséquences pour la société ?

Si la baisse des naissances peut sembler abstraite, ses conséquences, elles, sont déjà bien visibles. Car moins d’enfants, ce n’est pas seulement une question de statistiques. C’est une transformation en profondeur de notre société.

Maxime Sbaihi utilise une image très parlante pour décrire ce phénomène : celle des « balançoires vides », titre de son livre aux éditions L'observatoire.

Moins de bébés, ce sont d’abord des lieux de vie qui changent.

« Moins de bébés, ce sont des balançoires qui se vident, ce sont des écoles qui se vident… »

Une réalité déjà observable dans de nombreux territoires.

Des territoires qui se transforment

Dans certaines régions, notamment rurales, la baisse de la natalité se traduit par un recul très concret de la présence des enfants.

Des écoles ferment faute d’élèves.
Des villages vieillissent, parfois jusqu’à perdre toute dynamique.

En France, ce phénomène est déjà bien engagé : depuis 2010, 6 000 écoles maternelles et élémentaires ont fermé, faute d’effectifs.

À l’autre bout du monde, au Japon — pays très avancé dans la dénatalité — certaines communes vont encore plus loin. Dans le village d'Ichinono, des habitants ont installé des poupées grandeur nature sur des balançoires, pour remplacer les enfants qui ont disparu. Une image presque irréelle, mais qui illustre concrètement ce que peut devenir une société sans enfants.

Une société qui vieillit (et ce que ça change)

Autre conséquence majeure : le vieillissement de la population.

Pour la première fois dans notre histoire, les générations les plus âgées deviennent plus nombreuses que les plus jeunes.

« Les moins de 20 ans sont mis en minorité par les plus de 60 ans. »

Un basculement inédit, qui change profondément l’équilibre de la société.
Ce vieillissement a des implications multiples :

  • sur l’économie (financement des retraites, du système de santé) ;

  • sur les priorités politiques ;

  • mais aussi sur l’état d’esprit collectif.

Car une société qui vieillit ne pense pas de la même manière. Comme le souligne Maxime Sbaihi, une société plus âgée a tendance à se tourner davantage vers le passé que vers l’avenir.

« une forme de nostalgie collective, où le discours du “c’était mieux avant” devient omniprésent. »

Un « bruit de fond » qui peut sembler anodin… mais qui influence la manière dont une société se projette. Quand le passé prend plus de place que l’avenir, cela peut aussi freiner les transformations nécessaires pour les générations suivantes.

Une transformation silencieuse de notre rapport aux enfants

Enfin, moins d’enfants, c’est aussi un changement plus subtil, mais tout aussi important : notre rapport collectif à l’enfance.

Moins d’enfants dans l’espace public, c’est moins d’habitude de les voir, de les entendre… et parfois, une tolérance qui diminue.

« Moins d’enfants […] on a moins l’habitude de les voir […] et donc on devient intolérant. »

Un phénomène déjà visible dans certains pays, avec la multiplication des espaces « no kids » (cette tendance no kids a d'ailleurs fait l'objet d'un épisode avec Jean-Didier Urbain).

Un paradoxe, quand on sait que ces mêmes sociétés sont aussi celles où la natalité est la plus faible.

Comme si, progressivement, les enfants devenaient moins centraux dans notre vie collective.

Dans ce contexte, la baisse des naissances ne se limite pas à une évolution démographique. Elle pose une question plus large :
quelle place voulons-nous encore accorder aux enfants dans notre société ?

Pourquoi les Francais font moins d'enfants et quelles conséquences ? Parmi l'impact, une société qui vieillit

Une société qui a moins d’enfants, c’est une société qui vieillit… et ce n’est pas sans conséquence sur la place laissée à l’enfance dans la société, dans les politiques, etc.
© Talha Uguz

Peut-on inverser la baisse des naissances ?

Face à cette tendance, une question revient souvent : peut-on réellement inverser la baisse des naissances ?

La réponse de Maxime Sbaihi est nuancée. Il n’existe pas de solution simple, ni de levier unique capable de relancer durablement la natalité.

« Il n’y a pas de bouton magique. »

Les politiques publiques peuvent jouer un rôle, mais leur impact reste limité. Les aides financières, par exemple, peuvent soutenir les familles… sans pour autant déclencher des projets d’enfants. Car la décision d’avoir un enfant ne se réduit pas à une logique économique.

Elle dépend d’un ensemble de facteurs beaucoup plus larges : stabilité de vie, confiance en l’avenir, équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

L’enjeu n’est donc pas de « relancer » la natalité à tout prix. Mais plutôt de lever les obstacles qui empêchent aujourd’hui de concrétiser un désir d’enfant pourtant toujours largement présent.

Comme le souligne Maxime Sbaihi, il s’agit avant tout de trouver un équilibre :

« Est-ce que l'État peut faire quelque chose ? Oui, avec beaucoup de pincettes, en faisant bien attention, pour faciliter la réalisation du désir d'enfant quand il existe ».

Créer des conditions plus favorables, en matière de :

  • logement ;

  • modes de garde ;

  • soutien aux familles ;

sans jamais entrer dans l’intimité des choix individuels.

Car sur ces sujets, une ligne rouge demeure : chacun doit rester libre de faire, ou non, des enfants.

FAQ  - Pourquoi les Français font moins d'enfants ?

Pourquoi la natalité baisse en France ?

La baisse des naissances s’explique par plusieurs facteurs : difficultés d’accès au logement, coût de la vie, manque de solutions de garde, mais aussi évolution des modes de vie et de la parentalité.

Les Français ne veulent-ils plus d’enfants ?

Non. Le désir d’enfant reste majoritaire. Environ 85 % des jeunes Français déclarent vouloir des enfants ou en avoir déjà.
Le décalage vient surtout des difficultés à concrétiser ce projet.

Est-ce plus difficile d’avoir un enfant aujourd’hui ?

Oui. Les contraintes matérielles (logement, travail, garde) et sociales (isolement, charge mentale) rendent le passage à la parentalité plus complexe qu’auparavant.

La baisse des naissances est-elle inquiétante ?

Elle pose en tout cas des défis importants : vieillissement de la population, transformation des territoires, évolution du rapport à l’enfance.
Mais elle reflète aussi des évolutions profondes de la société.

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