Pourquoi parler aux bébés ? avec Ghislaine Dehaene et François Durovray - Table ronde #279
Pourquoi parler à son bébé alors qu'il ne comprend pas encore tous nos mots et qu'il est bien incapable de nous répondre ? La question peut sembler étrange tant certains parents s'adressent naturellement à leur nouveau-né. Mais pour d'autres, parler à un tout-petit qui ne parle pas encore n'a rien d'évident.
L'apprentissage du langage commence pourtant bien avant les premiers mots, et même avant la naissance. Dès la fin du deuxième trimestre et le début du troisième trimestre de grossesse, le fœtus perçoit déjà certains sons et se familiarise notamment avec la voix de sa mère et la mélodie de la langue qui l'entoure. Après la naissance, les échanges avec les adultes qui l'entourent lui permettent aussi de découvrir le monde, d'orienter son attention et d'entrer progressivement en relation avec les autres.
Alors, faut-il beaucoup parler à son bébé ? Comment s'adresser à lui lorsqu'il ne peut pas encore répondre ? Et nos téléphones prennent-ils peu à peu la place de ces interactions ordinaires ? Ghislaine Dehaene-Lambertz, pédiatre et neuroscientifique, et François Durovray, président du conseil départemental de l'Essonne, reviennent sur l'importance de ces échanges précoces — sans en faire une nouvelle injonction pour les parents.
Le langage commence bien avant les premiers mots
Les premiers mots sont souvent attendus avec impatience par les parents. Avant eux, il y a eu les sons, puis le babillage, qui donnent peu à peu l’impression que le langage est en train d’apparaître. Pourtant, l’apprentissage a commencé bien plus tôt.
Le cerveau humain est naturellement préparé à apprendre à parler. Mais si tous les bébés disposent au départ de cette capacité, la langue qu’ils vont apprendre dépend de leur environnement. Français, japonais, wolof ou plusieurs langues à la fois : c’est en entendant parler les personnes qui les entourent que les bébés se familiarisent progressivement avec leur langue.
Pour mieux comprendre ce qui se joue dans le cerveau au cours de ces premières années, retrouvez également notre entretien avec Ghislaine Dehaene-Lambertz sur le développement du cerveau de l'enfant.
Le bébé apprend d’abord la mélodie et les sons de sa langue
Bien avant de comprendre le sens des mots, le bébé commence par repérer la mélodie de la langue qu’il entend. Chaque langue possède en effet ses propres caractéristiques sonores : ses intonations, mais aussi la place et le rôle de l’accent. En français, par exemple, celui-ci est fixe, alors que dans d'autres langues, comme l'espagnol ou l'anglais, son déplacement peut être porteur de sens. Dès les premières semaines, le bébé commence ainsi à se familiariser avec les particularités de la langue qui l'entoure.
Cet apprentissage débute dès les premières semaines de vie. Au cours de sa première année, le bébé devient également de plus en plus sensible aux sons propres à la ou aux langues auxquelles il est exposé. Il apprend peu à peu à distinguer ceux qui sont pertinents dans son environnement linguistique.
Comme l’explique Ghislaine Dehaene-Lambertz :
« Quand il arrive à un an, au moment où les parents s'aperçoivent qu'il babille depuis quelques semaines, ils pensent que le langage commence maintenant. Non, non, non, non, il a commencé depuis toutes ces semaines où l'enfant a fixé les caractéristiques de sa langue maternelle ou de la langue qui est parlée autour de lui. »
Les premiers mots constituent donc moins le début du langage que la manifestation visible d'un apprentissage déjà engagé depuis de longs mois.
Un apprentissage qui débute même avant la naissance
L'apprentissage du langage commence même in utero. Lorsque le système auditif du fœtus devient fonctionnel, vers la fin du deuxième trimestre et le début du troisième trimestre de grossesse, les sons commencent déjà à lui parvenir.
La voix maternelle occupe alors une place particulière. Elle ne lui arrive pas seulement de l'extérieur : elle est aussi transmise à travers le corps de sa mère, par les tissus, les os et le liquide amniotique. Le bébé y est donc particulièrement exposé au cours des dernières semaines de grossesse.
« À la naissance, les bébés reconnaissent la voix de leur mère. [...] Et ils ont déjà appris des caractéristiques de la langue, notamment la mélodie de la langue. »
À la naissance, le bébé ne découvre donc pas entièrement la langue qui l'entoure : il en connaît déjà certaines caractéristiques sonores. Les interactions qui commencent alors avec ses parents et les autres adultes vont prolonger et considérablement enrichir cet apprentissage.
Cet apprentissage se poursuit ensuite au fil des premières années. Découvrez sur ce sujet notre épisode et notre article sur comment stimuler le langage de l'enfant au quotidien ?
Pourquoi est-il si important de parler à son bébé ?
Parler à un bébé qui ne maîtrise pas encore les mots peut parfois donner l'impression de mener une conversation à sens unique. Pourtant, ces échanges jouent un rôle essentiel dans l'acquisition du langage, mais pas seulement. Ils permettent aussi au tout-petit de mieux comprendre ce qui l'entoure et d'entrer progressivement dans les interactions sociales : il entre en communication.
Parler à son bébé pour lui permettre d'apprendre sa langue
Le cerveau du bébé est préparé à apprendre le langage, mais il ne peut pas deviner la langue parlée autour de lui. Pour apprendre sa ou ses langues maternelle et paternelle et potentiellement plusieurs langues simultanément, il doit y être exposé.
En écoutant les adultes, le bébé repère progressivement les régularités de la langue : ses sons, son rythme, mais aussi la manière dont les mots s'organisent. Cette exposition répétée constitue le « bain de langage » dont il a besoin pour construire peu à peu ses propres compétences.
Comme le résume Ghislaine Dehaene-Lambertz :
« Pour qu'il puisse l'apprendre, il faut qu'il l'entende. Si on ne lui parle pas, il ne peut pas l'apprendre. »
Il n'est donc pas nécessaire d'attendre que l'enfant soit capable de comprendre chaque mot ou de répondre pour commencer à lui parler. C'est précisément parce qu'il entend la langue au quotidien qu'il pourra progressivement se l'approprier.
Parler à son bébé pour l'aider à comprendre le monde qui l'entoure
Pour un bébé, tout ou presque est nouveau. Les objets, les personnes, les bruits et les événements se succèdent sans qu'il sache encore spontanément lesquels méritent son attention.
Les adultes qui l'entourent jouent alors un rôle de guide. Nommer ce que le bébé regarde, ce qu'il touche ou ce qui se passe autour de lui l'aide à donner du sens à son environnement. En parlant d'un biberon, d'un chien qui passe dans la rue ou de l'eau du bain, l'adulte ne lui transmet donc pas seulement du vocabulaire : il attire son attention et l'accompagne dans sa découverte du monde.
Ghislaine Dehaene-Lambertz l'explique à partir d'une situation très simple :
« Comment est-ce qu'il peut savoir ce qui est important ? Ce que vous allez nommer va devenir pour lui important. »
Le langage devient ainsi progressivement un outil pour organiser ce que le bébé perçoit et partager avec lui ce que nous savons du monde qui l'entoure.
Parler à son bébé parce que communiquer ne passe pas seulement par les mots
Parler à son bébé, ce n'est d'ailleurs pas simplement lui faire entendre le plus grand nombre de mots possible. La communication, qui plus est avec un bébé, est à la fois verbale et non verbale : elle passe par les paroles et les sons, mais aussi par les regards, les expressions du visage, les gestes, les intonations et les réactions réciproques.
Lorsqu'un adulte s'adresse à un bébé, il le regarde, modifie l'expression de son visage, accompagne spontanément certaines paroles de gestes. Le tout-petit apprend progressivement à décoder cette communication non verbale, qui lui donne des informations sur les intentions et les émotions des personnes qui l'entourent.
L'enjeu dépasse donc la seule acquisition du vocabulaire. Ces échanges participent également à l'apprentissage des codes sociaux et de la relation à l'autre. Avant même de savoir parler, le bébé découvre déjà comment fonctionne une interaction : l'un regarde, s'exprime, réagit ; l'autre répond. Et c'est au cœur de cette relation que le langage va progressivement prendre sa place.
©Shvetsa
Comment parler à son bébé au quotidien ?
Éveiller un bébé au langage ne nécessite pas de prévoir des activités spécifiques à longueur de journée. Les occasions de lui parler sont déjà partout : dans les gestes ordinaires, les moments partagés et les petites interactions qui rythment son quotidien.
L'essentiel n'est donc pas de chercher à « faire travailler » son langage, mais de l'inclure naturellement dans ce que l'on vit avec lui.
Parler à son bébé de ce que l'on fait et de ce qu'il regarde
Préparer le repas, habiller son bébé, faire les courses ou partir en promenade sont autant d'occasions de mettre des mots sur ce qui se passe. On peut raconter ce que l'on fait, nommer un objet qu'il regarde, commenter un bruit qui attire son attention ou lui expliquer où l'on va.
François Durovray prend notamment l'exemple très simple du parent qui prépare le dîner : plutôt que d'accomplir les gestes en silence, il peut parler des ingrédients qu'il utilise et de ce qu'il est en train de faire.
Il ne s'agit pas pour autant de commenter chaque minute de la journée. Les moments de silence ont aussi leur place. L'idée est plutôt de saisir les occasions qui se présentent pour faire du bébé un interlocuteur à part entière.
Répondre à son bébé, à ses sons, ses gestes et ses regards
Bien avant de prononcer ses premiers mots, le bébé participe déjà à l'échange. Un regard, un sourire, un mouvement, un son ou un babillage peuvent devenir le point de départ d'une véritable interaction.
L'adulte peut répondre au son émis par le bébé, l'imiter, puis attendre sa réaction. À son tour, le bébé répond ou reproduit ce qu'il vient d'observer. Peu importe finalement de savoir lequel des deux imite l'autre : c'est cette alternance qui compte.
« Il répond, on répond. Il fait quelque chose, on l'imite. On ne sait plus très bien si c'est l'enfant qui imite le parent ou le parent qui imite l'enfant. Et c'est vraiment cet échange entre je fais quelque chose, tu fais quelque chose, qui lance le langage. » - Ghislaine Dehaene-Lambertz
La conversation existe ainsi avant les mots. Elle se construit dans ce va-et-vient où chacun prête attention à l'autre et lui laisse, à sa manière, la possibilité de répondre.
Lire, chanter et jouer avec les mots
Les comptines, les chansons et les livres offrent d'autres occasions de jouer avec les sons et la langue. Et lire à un bébé présente un intérêt particulier : les histoires permettent d'aller au-delà des mots et des situations qui reviennent naturellement dans la vie quotidienne.
La langue écrite utilise également des phrases souvent plus complexes que celles de nos conversations ordinaires. Le livre contribue ainsi à diversifier le bain de langage auquel le tout-petit est exposé.
Il n'est d'ailleurs pas indispensable de lire le texte mot pour mot. On peut observer les illustrations ensemble, montrer un personnage, décrire une image ou inventer sa propre histoire. Et le livre peut bien sûr être lu ou raconté avec la langue dans laquelle le parent se sent le plus à l'aise.
Pour aller plus loin sur ce sujet, nous avons consacré un article aux bénéfices de la lecture dès les premiers mois : Pourquoi lire des livres aux bébés ?
Finalement, les occasions d'échanger sont souvent déjà là. Comme le résume Ghislaine Dehaene-Lambertz, il s'agit avant tout de considérer que
« ce n'est pas un enfant qui est à côté de vous, c'est un enfant qui est avec vous ».
©Nappy
Faut-il toujours parler français à son bébé ?
Lorsqu'une famille parle plusieurs langues, une inquiétude revient parfois : faut-il privilégier le français pour ne pas perturber l'apprentissage du langage ou préparer l'entrée à l'école ? Pour Ghislaine Dehaene-Lambertz, parler une autre langue à son bébé ne constitue pas un problème. Bien au contraire.
Le cerveau du jeune enfant est capable d'apprendre plusieurs langues simultanément. Ce qui compte avant tout, c'est qu'il soit exposé à une langue riche, vivante et inscrite dans de véritables interactions. Un parent a donc tout intérêt à s'adresser à son enfant dans la langue qu'il maîtrise le mieux et dans laquelle il se sent le plus naturel.
« Les parents, ils parlent comme ils parlent et ils doivent parler à leur enfant même dans une langue qui n'est pas le français. C'est la langue avec laquelle ils sont à l'aise qu'ils doivent parler. » - Ghislaine Dehaene-Lambertz
Parler sa langue maternelle à son bébé ne va donc pas l'empêcher d'apprendre ensuite le français. Un enfant qui entend une autre langue à la maison pourra progressivement se familiariser avec le français lorsqu'il y sera exposé, notamment à la crèche ou à l'école maternelle. Le plurilinguisme ne doit pas être confondu avec un retard ou un trouble du langage.
À l'inverse, renoncer à parler à son enfant par crainte de lui transmettre un français imparfait ou de l'éloigner de la langue de l'école risque surtout de réduire les occasions d'échanger avec lui. L'enjeu n'est donc pas de choisir à tout prix la « bonne » langue, mais de permettre au bébé d'entendre, d'interagir et de communiquer dans celle ou celles qui font partie de son environnement familial.
Téléphone et écrans : quand ils prennent la place des échanges avec son bébé
Le problème n'est peut-être pas tant l'écran lui-même que les interactions qui disparaissent lorsqu'il accapare notre attention. Téléphones, tablettes ou télévision font désormais partie du quotidien des familles. Pour Ghislaine Dehaene-Lambertz :
« Il y a un peu une diabolisation des écrans. Quand on fait des études vraiment très poussées sur qui utilise l'écran, comment et pourquoi, en fait, dans les familles intellectuelles, aisées, etc., l'écran n'est pas nocif. Pourquoi ?
Parce que, d'abord, les parents choisissent ce que les enfants vont voir, discutent de ce qu'ils vont voir, et le font à certains moments.
Évidemment, si l'écran est un moyen de garde, à ce moment-là, c'est catastrophique. »
Un écran n'a en effet pas les mêmes conséquences selon la manière dont il est utilisé. Regarder un contenu avec son enfant, en parler et réagir ensemble n'a rien à voir avec le fait de laisser le tout-petit devant un écran pendant que l'adulte consulte de son côté son téléphone. Dans ce deuxième cas, ce sont autant d'occasions de regards, de paroles et de réponses réciproques qui disparaissent.
« Ce n'est pas l'écran en soi qui est le danger. C'est la perte des échanges, et c'est la perte des occasions de baigner l'enfant dans la cognition sociale, dans le langage, dans les échanges, et dans les informations sur le monde, » poursuite Ghislaine Dehaene-Lambertz.
Le téléphone pose une autre difficulté lorsqu'il interrompt brutalement une interaction en cours. Ghislaine Dehaene-Lambertz évoque une expérience au cours de laquelle un adulte échange avec un enfant avant de détourner soudainement son attention pour répondre à son téléphone. Le visage auquel l'enfant était attentif ne lui répond plus et la dynamique de l'échange se rompt. Les chercheurs ont alors constaté que les mots que l'enfant était en train d'apprendre n'étaient plus retenus.
Cela ne signifie évidemment pas qu'un parent devrait ranger définitivement son téléphone dès qu'un bébé entre dans la pièce. L'enjeu est plutôt de préserver de vrais moments de disponibilité, pendant lesquels l'attention de l'adulte et celle de l'enfant peuvent se rencontrer.
Car, comme le résume la neuroscientifique :
« C'est la perte de la relation qui est le problème. »
©Olya Afanasyeva
Parler à son bébé sans en faire une nouvelle injonction parentale
À force de rappeler l'importance des interactions précoces, le risque serait de transformer une relation spontanée en une nouvelle mission à accomplir parfaitement. Parler à son bébé ne signifie pourtant ni devoir commenter chacun de ses gestes ni rester disponible et attentif à chaque instant.
Les parents peuvent être fatigués, préoccupés ou simplement avoir parfois envie de faire autre chose. Certains traversent également des périodes particulièrement difficiles après la naissance. Ghislaine Dehaene-Lambertz évoque notamment la dépression postpartum et l'anxiété qui peuvent rendre les premiers mois avec un bébé plus éprouvants. Sans oublier que chaque enfant a sa personnalité et que certains bébés peuvent être plus difficiles à accompagner que d'autres.
Favoriser ces échanges précoces ne relève d'ailleurs pas de la seule responsabilité des parents. François Durovray rappelle également l'importance de sensibiliser et de former les professionnels de la petite enfance qui accompagnent les tout-petits et leurs familles. Une manière de replacer l'apprentissage du langage dans une réflexion plus large sur le développement de la petite enfance et la qualité de l'environnement proposé aux enfants dès leurs premières années.
Regarder son téléphone pendant une tétée, lire quelques pages d'un livre ou ne pas avoir envie de parler à certains moments ne compromet donc pas le développement du langage d'un enfant.
« Il y a des moments où on est fatigué, on a envie de lire un livre, on a envie de lire son téléphone, et bien on le fait. [...] La question est de ne pas le faire tout le temps. Et de retrouver de l'intérêt à échanger avec son bébé. »
Plutôt que d'ajouter des règles et des objectifs aux nombreuses recommandations qui accompagnent déjà la parentalité, la neuroscientifique invite ainsi à revenir à quelque chose de beaucoup plus simple : considérer son bébé comme une personne avec laquelle une relation est déjà possible.
Même s'il ne répond pas encore avec des mots, il regarde, réagit, produit des sons, manifeste ses besoins et répond à sa manière aux sollicitations. Il n'est pas nécessaire d'attendre qu'il sache parler pour s'adresser à lui comme à un interlocuteur.
C'est peut-être finalement la meilleure réponse à la question « pourquoi parler à son bébé ? ». Parce que le langage se construit dans les échanges, mais aussi parce que le bébé est, dès le départ, une personne avec laquelle nous pouvons entrer en relation. Comme le résume Ghislaine Dehaene-Lambertz à la fin de l'échange :
« Considérez simplement que vous avez une personne en face de vous. Comment vous voudriez, vous, être traité ? Faites la même chose avec votre enfant. Vous ne voudriez pas qu'on ne vous parle pas. Vous êtes là. Vous existez. Parlez-moi. »
FAQ : choisir le prénom de son enfant
Quand commencer à parler à son bébé ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre que le bébé commence à babiller ou à prononcer ses premiers mots pour lui parler. Dès la naissance, il est déjà sensible aux voix, aux intonations et aux sons de la langue qui l'entoure. Ces échanges précoces lui permettent de poursuivre un apprentissage qui a même commencé avant sa venue au monde. Et si vous ne vous sentez pas suffisamment à l'aise, commencez par lire un livre, un poème, par chanter...
Faut-il parler à son bébé pendant la grossesse ?
À partir de la fin du deuxième trimestre et du début du troisième trimestre de grossesse, le système auditif du fœtus lui permet de percevoir certains sons. Il entend notamment la voix de sa mère et se familiarise progressivement avec la mélodie de la langue parlée autour de lui.Pour autant, inutile d'en faire une nouvelle consigne à respecter pendant la grossesse. Parler naturellement, chanter ou simplement vivre son quotidien expose déjà le bébé à la voix et à la langue de son environnement.
Dans quelle langue parler à son bébé lorsqu'on est bilingue ?
Les parents peuvent parler à leur bébé dans la ou les langues avec lesquelles ils se sentent le plus à l'aise. Un jeune enfant est capable d'être exposé à plusieurs langues et de les apprendre simultanément. Parler une autre langue que le français à la maison ne constitue donc pas en soi un frein à l'acquisition du langage.L'essentiel est que le bébé bénéficie d'échanges suffisamment riches et naturels. Il pourra ensuite apprendre le français au contact d'autres personnes et dans ses différents lieux de vie, notamment à la crèche ou à l'école.
Nous vous invitons à découvrir le compte Intagram de Maeva Da Silva, maman d'un petit garçon qui dès 2-3 ans, switchait entre le français (langue maternelle), l'anglais (langue du pays : ils sont en Australie) et l'italien (langue paternelle).
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