IA et enfants : comment les accompagner dans leurs usages ? avec Amélia Matar #282

L’intelligence artificielle fait désormais partie du quotidien des enfants et des adolescents. Ils l’utilisent pour faire leurs devoirs, chercher une information, réviser, mais aussi parfois pour demander un conseil ou se confier. Face à des outils aussi faciles d’accès, difficile pour les parents de savoir où placer le curseur : faut-il en limiter l’utilisation ou, au contraire, apprendre aux enfants à s’en servir ?

Pour Amélia Matar, spécialiste de l’éducation au numérique et autrice du livre Les écrans, ça s’apprend !, l’enjeu n’est pas d’interdire l’IA, mais d’accompagner progressivement ses usages. Car si elle peut devenir une aide précieuse pour apprendre, elle peut aussi prendre la place de l’effort, de la réflexion et de l’esprit critique lorsqu’elle est mal utilisée.

Alors, comment aider les enfants à faire de l’IA un outil au service de leurs apprentissages, sans la laisser réfléchir à leur place ?

IA et enfants : quels risques pour les apprentissages ?

Faire une recherche, résumer un livre, résoudre un exercice, rédiger un devoir… Avec une IA générative, quelques secondes suffisent désormais pour obtenir un résultat qui aurait demandé plusieurs minutes, voire plusieurs heures de travail. Pour l’enfant ou l'adolescent, la tentation est grande de lui déléguer une partie de l’effort.

Or, apprendre suppose précisément de chercher, d’essayer, de se tromper et de recommencer. Lorsqu’une IA fournit directement le résultat, l’élève peut avoir l’impression d’avoir compris alors qu’il n’a pas réalisé lui-même le cheminement nécessaire à l’apprentissage.

Amélia Matar parle ainsi d’une « dette cognitive » lorsque l’utilisation de l’IA conduit à moins solliciter son cerveau :

« On a l'impression d'avoir appris parce qu'on a accès aux résultats, on a accès à la donnée, mais finalement, elle ne s'imprime plus dans le cerveau. »

Elle raconte notamment le cas d’Antoine, un adolescent qu’elle a interrogé pour écrire son livre, Les écrans, ça s’apprend ! Il ne lit plus les ouvrages demandés dans le cadre scolaire et utilise l’IA pour réaliser ses fiches de lecture. Son frère photographie quant à lui ses devoirs pour en demander les réponses à une IA, avant d’y ajouter volontairement quelques erreurs afin de rendre son travail crédible. Dans les deux cas, le devoir est rendu, mais une partie de ce qu’il devait permettre d’apprendre disparaît.

Des résultats PISA qui interrogent aussi les usages de l'IA

Les premiers résultats de l’enquête PISA 2025, publiés par l’OCDE en septembre 2026, donnent une nouvelle résonance à ces inquiétudes. Les performances moyennes des élèves des pays de l’OCDE ont atteint leur plus bas niveau jamais enregistré en lecture et en mathématiques. À l’échelle de l’OCDE, entre 2015 et 2025, les scores ont diminué de 28 points en lecture et de 22 points en mathématiques.

Ces résultats ne permettent évidemment pas d’attribuer cette baisse à l’intelligence artificielle, dont l’utilisation massive est beaucoup plus récente. Pour la première fois, PISA 2025 permet cependant d’observer certaines associations entre les usages de l’IA et les performances scolaires. Les élèves qui déclarent ne pas avoir utilisé l’IA pour rédiger leurs devoirs écrits obtiennent en moyenne de meilleurs résultats que ceux qui y ont eu recours.

La conclusion de l’OCDE est néanmoins plus nuancée qu’une opposition entre utilisation et non-utilisation de l’IA. Parmi les élèves qui l’utilisent fréquemment pour apprendre, ceux auxquels on a enseigné à évaluer la qualité des informations générées obtiennent de meilleurs résultats que ceux qui n’ont pas bénéficié de cet accompagnement. L’enjeu semble donc moins être de bannir l’outil que d’apprendre à l’utiliser sans lui déléguer l’effort nécessaire à l’apprentissage.

Cette idée rejoint les conclusions du Digital Education Outlook 2026 de l’OCDE : une IA générative généraliste peut améliorer la qualité du travail réalisé sans pour autant produire de véritables gains d’apprentissage. Lorsque l’élève lui délègue des tâches cognitives, le risque est qu’il réussisse mieux la tâche sur le moment sans acquérir les compétences qui lui permettront ensuite de la réaliser seul.

Éviter que l'aide ne devienne une dépendance

Lorsque l’IA fournit directement les réponses, elle peut faciliter le travail immédiat sans pour autant favoriser l’apprentissage. Une étude menée auprès de près de 1 000 lycéens en Turquie l’illustre particulièrement bien. Pendant des exercices de mathématiques, les élèves disposant d’une interface proche de ChatGPT ont obtenu de meilleurs résultats que ceux qui travaillaient sans IA. Mais lorsqu’ils ont ensuite dû résoudre seuls des problèmes similaires, leurs résultats étaient inférieurs de 17 % à ceux du groupe qui n’avait pas utilisé l’IA.

À l’inverse, les élèves qui avaient travaillé avec une IA conçue pour ne pas leur donner directement les réponses, mais les guider à l’aide d’indices, n’ont pas connu cette baisse de performance une fois l’outil retiré. Les chercheurs ont notamment observé que les premiers avaient davantage tendance à demander et recopier les solutions, tandis que les seconds essayaient plus souvent de résoudre eux-mêmes les problèmes.

Pour expliquer ce mécanisme, Amélia Matar fait un parallèle très concret avec le GPS. À force de l’utiliser pour chacun de nos déplacements, retrouver son chemin avec une simple carte devient plus difficile. Déléguer ponctuellement une compétence à un outil n’est pas nécessairement problématique. Mais lorsque cette délégation concerne une grande partie de nos activités intellectuelles, l’enjeu est tout autre.

« Si, effectivement, l'ensemble de mes fonctions cognitives sont déléguées à l'IA, le jour où va falloir que je me réapproprie mon cerveau, ça va être compliqué », explique Amélia Matar.

L’objectif n’est donc pas que les enfants apprennent à se passer systématiquement de l’IA, mais qu’ils continuent à mobiliser régulièrement leurs propres capacités. Amélia Matar invite à retenir une notion : celle de l’intermittence. Utiliser l’IA lorsqu’elle apporte une véritable aide, oui, mais continuer à chercher, réfléchir, écrire ou résoudre des problèmes sans elle afin que l’outil ne se substitue pas progressivement à l’apprentissage.

Enfant sur un portable au milieu d'adultes également sur leurs portables. IA et enfants, quels risques pour les apprentissages...

© Cottonbro

L'IA peut-elle aussi aider les enfants à apprendre ?

Utiliser une intelligence artificielle ne signifie pas nécessairement lui déléguer son travail. Employée comme un assistant plutôt que comme un substitut, elle peut aussi accompagner certains apprentissages. Une distinction que nous avions déjà explorée avec Bastien Masse dans notre épisode consacré à l'impact de l'IA et de ChatGPT sur l'éducation. Pour Amélia Matar, tout dépend donc de la place qu’on lui donne.

Utiliser l’IA comme un outil d’aide à la compréhension

Un élève qui bute sur une notion complexe peut, par exemple, demander à une IA de la lui expliquer plus simplement, avec des mots adaptés à son niveau. Il peut ensuite approfondir progressivement jusqu’à revenir au contenu initial. L’outil devient alors une aide à la compréhension, plutôt qu’un moyen d’obtenir directement une réponse.

Utiliser l’IA pour repérer des erreurs

L’IA peut également accompagner la production d’un travail déjà engagé par l’enfant. Une fois un texte ou un plan réalisé, il peut lui demander de repérer des erreurs, de signaler un passage peu clair ou de questionner la structure proposée. L’intérêt réside alors dans l’échange avec l’outil, à condition que l’enfant reste à l’origine du raisonnement et de la production.

Utiliser l’IA pour s’entraîner

Enfin, les IA génératives peuvent devenir des assistants de révision :

  • créer un quiz ou un QCM à partir d’un cours ;

  • poser des questions pour vérifier ses connaissances ;

  • simuler un oral ;

  • aider à préparer des fiches.

Autant d’usages qui permettent à l’enfant de travailler ce qu’il a déjà appris plutôt que de demander à l’IA d’apprendre à sa place.

Mais avant même d’ouvrir ChatGPT, Gemini, Claude ou un autre outil, Amélia Matar propose aux élèves de prendre l’habitude de s’interroger sur la nécessité d’y avoir recours :

« Est-ce que j'ai vraiment besoin de l'IA ? »

Une deuxième question peut ensuite servir de repère : ai-je d’abord essayé de chercher, comprendre ou produire par moi-même ?

Livres, manuels scolaires, ressources en ligne ou simple réflexion personnelle restent autant de moyens d’apprendre sans passer systématiquement par une intelligence artificielle.

L’enjeu n’est donc pas de choisir entre apprendre avec ou sans IA, mais de savoir à quel moment celle-ci apporte réellement quelque chose. Utilisée ponctuellement pour expliquer, questionner, corriger ou faire réviser, elle peut soutenir l’apprentissage sans remplacer l’activité intellectuelle de l’enfant.

IA et enfants : classe de collégiens utilisant une plateforme pour l'aide aux devoirs dirigés. Cette plateforme utilise, en plus de l'humain,  un assistant IA pour accompagner l'élève dans ses apprentissages

Au collège Esclaibes International Schools de Marseille, les élèves ont expérimenté Masteur, une application qui s'appuie sur l'IA pour adapter le travail au niveau de chacun et proposer des retours en temps réel. Un exemple d'utilisation de l'intelligence artificielle comme outil d'accompagnement des apprentissages, sous la supervision de l'enseignant.

Comment accompagner son enfant dans son utilisation de l'IA ?

À quel âge un enfant peut-il commencer à utiliser une intelligence artificielle générative ? Amélia Matar rappelle le repère de 13 ans pour un usage autonome des IA génératives. Une recommandation formulée par l'UNESCO. Mais au-delà d’un âge précis, elle insiste surtout sur la nécessité d’une autonomie progressive.

Les premiers usages gagnent à se faire aux côtés d’un adulte. Y compris au début de l’adolescence, le parent peut rester présent, observer la manière dont son enfant interroge l’IA et surtout maintenir le dialogue :

  • Comment l’as-tu utilisée ?

  • Qu’as-tu compris de sa réponse ?

  • As-tu vérifié les informations qu’elle t’a données ?

Avec le temps et les repères acquis, cette présence peut progressivement s’effacer.

Pour guider les parents dans l’usage de l’IA par leurs enfants, Amélia Matar retient trois règles simples.

Ne pas laisser l’IA remplacer l’effort

C’est le premier principe, déjà essentiel lorsqu’il s’agit des apprentissages : l’IA ne doit pas effectuer à la place de l’enfant ce qu’il a besoin de faire lui-même pour apprendre. Chercher, réfléchir, formuler une réponse ou se tromper font partie du processus.

L’objectif n’est donc pas d’empêcher tout recours à l’outil, mais d’aider l’enfant à distinguer ce qu’il peut lui déléguer de ce qu’il doit continuer à exercer lui-même.

Rappeler que l’IA n’est pas une amie

Une IA générative est capable de converser, d’adapter son ton et de produire des réponses qui peuvent sembler empathiques. Cette apparence humaine peut favoriser ce qu’Amélia Matar qualifie d’anthropomorphisme : nous attribuons à une machine des intentions ou des capacités humaines.

Chez les adolescents, la question se pose notamment lorsqu’une IA n’est plus seulement utilisée pour travailler, mais pour se confier ou demander des conseils personnels. Cette question mérite une vigilance particulière lorsque l'adolescent traverse une période de mal-être, l'IA ne pouvant se substituer à l'écoute et à l'accompagnement humains.

Une réponse formulée avec empathie ne vient pourtant ni d’un ami, ni d’un parent, ni d’un professionnel capable d’apprécier réellement la situation.

« C'est vraiment important de dire et de répéter à nos enfants que c'est une machine », insiste Amélia Matar.

L’une des missions du parent consiste donc aussi à maintenir cette distinction claire, en particulier lorsque les échanges avec l’IA touchent aux émotions ou à des décisions importantes.

Apprendre à vérifier ses réponses et ses sources

Enfin, une réponse produite avec assurance n’est pas nécessairement une réponse exacte. Apprendre à utiliser l’IA suppose donc aussi de développer le réflexe de questionner ce qu’elle produit :

  • demander ses sources ;

  • les consulter ;

  • et croiser les informations avec d’autres ressources.

Cette vigilance concerne également les biais présents dans les réponses générées. Amélia Matar donne l’exemple des images produites à partir de termes qui ne précisent aucun genre : demander de représenter un « médecin » conduit encore fréquemment l’IA à générer un homme, tandis qu’un « parent avec bébé » sera plus volontiers représenté par une femme. Les modèles ayant été entraînés à partir d’immenses quantités de contenus humains, ils peuvent aussi en reproduire les stéréotypes.

Ces biais peuvent justement devenir un support pour exercer l’esprit critique des enfants :

  • Pourquoi l’IA a-t-elle produit cette réponse ou cette image ?

  • Sur quelles informations s’appuie-t-elle ?

  • Que pourrait-on lui opposer ?

Pour approfondir ces questions, Stéphanie d’Esclaibes cite notamment La Réplique, la newsletter d’Aude Guéneau consacrée aux transformations de l’éducation et aux recherches qui permettent de mieux les comprendre. Plusieurs des études évoquées dans l’épisode consacré à l’IA en sont d’ailleurs issues.

Accompagner son enfant ne consiste donc pas à connaître chaque nouvel outil avant lui, mais à lui transmettre quelques réflexes suffisamment solides pour continuer à questionner ce qu’il fait avec l’IA, ce qu’elle lui répond et la place qu’il lui accorde. Cette démarche s'inscrit plus largement dans une éducation des enfants au numérique qui leur apprend à comprendre les technologies plutôt qu'à simplement les consommer.

IA et enfants : les accompagner dans l'usage de l'IA

©Cottonbro

L'IA risque-t-elle de creuser les inégalités entre les enfants ?

Tous les enfants n’utilisent pas l’intelligence artificielle de la même manière. Certains savent déjà s’en servir pour approfondir une notion, réviser ou améliorer un travail qu’ils ont commencé seuls. D’autres ont davantage tendance à lui déléguer directement leurs devoirs. Ces différences d’usage pourraient ainsi renforcer des inégalités scolaires déjà existantes.

C’est ce que met notamment en évidence Cédric Naudet dans une étude consacrée aux usages de l’IA générative au lycée. À partir de 664 questionnaires et de 26 entretiens menés auprès de lycéens, le chercheur distingue trois profils d’utilisateurs.

  • Les « engagés réflexifs » sont ceux qui semblent tirer le meilleur parti de ces outils. Ils utilisent l’IA pour comprendre, réviser ou les accompagner dans une production, sans lui confier entièrement leur travail.

  • Les « occasionnels légalistes » y ont moins recours. Moins familiers de l’outil, ils perçoivent surtout le risque de triche et de sanction associé à son utilisation dans le cadre scolaire.

  • Les « scolaires opportunistes » utilisent davantage l’IA pour obtenir directement le travail demandé, notamment par copier-coller, sans véritable réflexion sur ce que cet usage leur permet — ou non — d’apprendre.

Or, ces profils ne sont pas répartis au hasard. L’étude montre que les usages les plus réflexifs sont davantage associés à une bonne maîtrise des codes scolaires et à certaines ressources sociales, culturelles ou numériques. À l’inverse, les élèves les plus en difficulté ou les plus éloignés de ces ressources sont davantage exposés à des usages passifs ou peu maîtrisés, susceptibles de renforcer les difficultés existantes.

L’arrivée de l’IA pose donc une nouvelle question de justice éducative. Donner à tous les élèves accès aux mêmes outils ne suffit pas à garantir l’égalité : encore faut-il leur apprendre à s’en servir. Un enfant accompagné pour comprendre ce qu’il peut demander à une IA, vérifier ses réponses et préserver son propre effort intellectuel ne bénéficie pas du même outil que celui qui apprend seul à l’utiliser et découvre qu’il peut obtenir son devoir terminé en quelques secondes.

C’est pourquoi Amélia Matar insiste sur le rôle que doivent jouer l’école et les pouvoirs publics dans cette éducation aux usages de l’IA. Sans accompagnement commun, les enfants qui disposent déjà des meilleurs repères risquent d’en tirer davantage profit, tandis que les autres pourraient être plus exposés à ses effets négatifs sur leurs apprentissages.

Et si l'IA nous obligeait à repenser ce que les enfants doivent apprendre ?

L’arrivée de l’intelligence artificielle dans l’éducation ne questionne pas seulement la manière dont les enfants apprennent. Elle invite aussi à réfléchir aux compétences dont ils auront besoin dans un monde où certaines tâches intellectuelles peuvent désormais être confiées à une machine.

Pour Amélia Matar, l’un des enjeux consiste à développer la métacognition, autrement dit la capacité à comprendre comment on réfléchit et comment on apprend. Un enfant qui sait identifier les moments où il a besoin de chercher, de mémoriser, de s’exercer ou de demander de l’aide est aussi mieux armé pour décider quand l’IA peut lui être utile et quand elle risque, au contraire, de faire le travail à sa place.

Mais l’enjeu dépasse les seuls apprentissages scolaires. L’essor de l’IA renforce également l’importance des compétences psychosociales : confiance en soi, capacité à coopérer, à comprendre et exprimer ses émotions ou encore à communiquer avec les autres. Autant de compétences qui permettent aux enfants de mieux se connaître et de trouver leur place dans un environnement profondément transformé par les technologies.

Amélia Matar insiste notamment sur la capacité à prendre la parole en public, qu’elle considère comme particulièrement importante aujourd’hui. Apprendre à formuler une pensée, à l’exprimer clairement et à la confronter à celle des autres prend une nouvelle dimension à mesure qu’une machine devient capable de produire des contenus à notre place.

L’IA pourrait ainsi être l’occasion de réinterroger nos priorités éducatives : non seulement apprendre aux enfants à utiliser de nouveaux outils, mais continuer à développer ce qui leur permettra de réfléchir, de choisir, de s’exprimer et de coopérer sans eux.

Pour aller plus loin

FAQ - IA et enfants

Faut-il interdire l’IA à ses enfants ?

Interdire totalement l’intelligence artificielle n’est pas nécessairement la meilleure façon de préparer les enfants à des outils qu’ils seront amenés à rencontrer dans leur vie scolaire, personnelle ou professionnelle. L’enjeu est plutôt d’adapter leur utilisation à l’âge de l’enfant et de l’accompagner progressivement :

  • comprendre ce que fait l’IA ;

  • apprendre à questionner ses réponses ;

  • et surtout ne pas la laisser se substituer à l’effort, à la réflexion ou aux relations humaines.

Pour les plus jeunes, retarder l’accès aux IA génératives et privilégier des usages accompagnés permet néanmoins de poser ces repères avant de leur laisser davantage d’autonomie.

À partir de quel âge un enfant peut-il utiliser une IA ?

Il n’existe pas un âge unique à partir duquel un enfant serait soudain capable d’utiliser seul une intelligence artificielle. L’UNESCO recommande de fixer à 13 ans l’âge minimum pour l’utilisation autonome des outils d’intelligence artificielle générative. L’âge ne suffit cependant pas : la maturité de l’enfant, l’usage qu’il souhaite en faire et l’accompagnement dont il bénéficie comptent également.

Les premières utilisations peuvent donc se faire avec un adulte, avant de laisser progressivement davantage d’autonomie à l’adolescent une fois les principaux réflexes acquis : essayer d’abord par lui-même, garder un regard critique sur les réponses obtenues et vérifier les informations importantes.
Source : Orientations de l'UNESCO pour l’intelligence artificielle générative dans l’éducation et la recherche

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